12/04/2012

La valse des portes en photo by KurO'

Bonjour à tous,

J'avais déjà fait le coup ... il y a ... faut que j'aille voir (une minute, je reviens ...)
Holala ... rhooooo ... Mais en fait j'avais alléché avec une seule porte et c'était en mai 2011 !
Rassurez-vous, je me rattrape et je vais vous présenter une série complète de portes qui en vaut le détour :-)
Allez hop c'est parti !

Commençons par de très très vieilles "lourdes" comme on dit d'inch Nord

Je ne sais plus du tout où est-ce que j'ai trouvé celle-ci .. Je pense qu'elle doit être quelque part dans le Cantal ... à vérifier. En tout cas, elle ne doit plus protéger grand chose.

J'en ai une encore plus vieille et religieuse qui plus est :

Un village tout proche de l'Arbresle (69)
Pour rester dans ces tons chauds de vieilles pierres, au cours d'une visite d'un petit village pittoresque cantalien, nous sommes tombés, au recoin d'une ruelle, sur une terrasse dont je n'ai pu m'empêcher d'immortaliser.

Je manquais affreusement de recul pour cette dernière, dur d'avoir un cadre correct et travaillé. J'ai trouvé cet environnement, ce côté chaleureux, extra, et vous ?

Bon, vous savez à quel point j'aime les détails ? Et c'est un réel bonheur quand on tombe sur une porte en bois ... surtout à l'ancienne, qu'elle soit totalement refaite ou très très vieille ...




La porte d'un particulier dans le village de Chasselay (Rhône)
Quelque part dans le Périgord ... je crois ^^

























En faisant un petit passage dans le nord, j'ai pu trouver une porte en hauteur ... donc qui donnait dans le vide ... mais la nuit tombait, j'étais mal équipée, je n'avais pas pris ce qu'il fallait et j'avais froid ... alors j'avoue avoir un peu retravaillé la photo suivante mais graphiquement c'est ce que je voulais.

Près du château d'Hem (59)
Dans les portes bizarres, et toujours au fin fond du Cantal, en voilà une en pleine ... comment dire ... bah toute cachée, en bord de rivière. En fait c'est une sorte de cave. Il y en avait plusieurs à la suite. Regardez donc :

Et enfin, pour la dernière prise de vue, j'aimerais vous proposer une photo complètement différente. Un peu fouillis car beaucoup trop détails, je vous explique :
- Le blason à la gauche du portail (qui entre nous ne vaut rien)
- La petite cloche en haut à gauche
- le petit nom de la propriété "La cour Beaujolaise"
- La petite boite aux lettres, juste un trou dans le mur ^^
- la petite plante dans le fût


Bon alors, vous en pensez quoi de cette première série de portes ?
Faut-il que je cible plus ?
Que je ne fasse qu'un style ?
J'attends vos commentaires :-)


KurO'

06/04/2012

Le tir à l'arc vu de près

Bonjour à tous,

Après vous avoir mis en appétit avec l'article de mardi où je me suis amusée à prendre en photo une flèche sur le départ, rentrons un peu plus dans le sujet du tir à l'arc.

Toutes les photos de cet article ont été prises au 50mm fixe. Ce fut un vrai régal. Je suis Nikon (comme ils disent dans la pub) et j'opte pour des objectifs motorisés et stabilisés. Il s'agit donc du Nikkor AF-S 50mm f :1.8 que l'on m'a prêté et sur lequel je lorgne en bavant ^^

Tout d'abord, les flèches que vous avez pu voir mardi sur ce dit blog, sont bien évidemment arrivées en plein 10 ... sur 10. Petit aperçu d'un blason pour arc à poulies, en tir en salle. On appelle ça un "spot". Les arcs à poulies étant plus précis que les arcs classiques, les 10 sont donc plus petits à égale distance et on ne leur accorde les points que jusqu'au 6/10. En deçà, c'est "paille" soit zéro point. De plus, la précision étant telle qu'on ne tire qu'une flèche par spot pour éviter la "casse" de tubes (tube = flèche). Un archer tire donc sur un tri-spots (3 spots alignés dans le sens vertical) puisque 3 flèches par volée, en concours tir en salle, 60 au total.
Voici un beau 10 en salle :


Chaque archer va retirer ses propres flèches après avoir annoncé ses scores. Les archers vont tous ensemble en cible. En aucun cas, des archers ne peuvent aller en cible pendant que d'autres tirent même à distance différente. Il faudrait respecter un certain écart entre les cibles (répercuté sur le pas de tir) qui est, je crois, de l'ordre de 15m. Mais ça reste dangereux et je ne connais aucun club en région Rhône-Alpes qui ne le fasse.

La petite ficelle qui dépasse des doigts de ce beau peintre professionnel (son truc ce sont les stuques !) est une dragonne que l'archer ne retire généralement pas durant tout son tir. Pourquoi une dragonne ? Si vous en mettez une pour votre appareil photo alors vous comprenez le pourquoi. Ces petites bêtes là, arrivé à un niveau de compétiteur, ça commence à couter cher. Mais pas seulement. Pour ne pas orienter la flèche avec sa main qui tient l'arc, et bien on ne tient pas l'arc. Si si. Mais je ne rentre pas dans les détails ça mérite un vrai cours d'apprentissage du tir à l'arc pour tout bien comprendre ;-)

Regardons de plus près, le positionnement de la main sur la poignée.
Voici ce qu'on appelle "une main d'arc" sur un arc à poulies :

Si vous avez bien lu mon article de mardi dernier, vous reconnaissez le stabilisateur central (les arcs à poulies n'ont bien souvent pas de stab' latéraux), le viseur, une partie de la corde et la flèche sur son repose-flèche.
Allez, je vous simplifie la vue avec un arc classique et plus de recul sur cette prise en main de l'arc :
























Ha bah tout de suite c'est plus clair n'est-ce pas ?
La main d'arc sur la poignée, le protège bras sur le bras, la main de corde qui s'en saisi prête à armer, la flèche correctement posée ... et la petite ficelle noir sur la main d'arc c'est la dragonne de l'archer. L'autre petite ficelle de la main de corde c'est l'attache de la palette pour ne pas la perdre lors de la décoche.

Ensuite, j'ai continué à me faire plaisir avec ce 50mm, généralement à f1.8. J'avoue que parfois la netteté est sur une surface trop petite. Je m'explique, ça se voit sur les photos suivantes. Quand on commence à chercher où a été fait le focus, je considère que ce n'est pas normal. L’œil doit être immédiatement attiré par le point net de la photo puis se balader sur le reste.

Voici un archer d'arc à poulies en position "armée" :


Pour le coup, on a bien la partie du visage la plus importante qui est nette. La main, quasi sur le même plan est encore assez agréable à regarder. Mais sur la suivante où l'archer est de dos ...




La partie nette est vraiment petite. Néanmoins, elle est bien là où le regard doit se porter, à savoir sur le décocheur qui est dans la main gauche de cet archer, contre sa joue.

En effet, un archer arc à poulies décoche avec un "décocheur" et non pas une palette car ce dernier arme bien souvent entre 50 et 60 livres. Il faut donc une excellente prise en main du décocheur.

Pour moi, cette photo manque de profondeur de champ. Je ne parle pas de l'arc, il est très bien exposé. Mais du visage. Il aurait fallu ouvrir à f2.8 pour avoir aussi les lunettes nettes.

Cependant, je connais des photographes qui apprécient beaucoup ce type de photographies. Tous les goûts sont dans la nature.



Poursuivons avec un beau profil d'archer arc à classique armé, à ses points de repère, à quelques secondes de décocher :

La corde est bien dans l'axe, contre le nez et la bouche, le bras d'arc tendu, la main de corde relâchée et dans l'axe, les 3 doigts principaux sur la corde à égal équilibre, en bref, un geste parfait ... hormis l'écouteur qui n'a rien à faire là mais c'est un d'j'eune, c'est de son âge hein ;-)  En plus, il se la pète parce qu'il est en pôle ! (être en pôle = être lycéen mais très très bon dans un sport, si bien qu'on associe l'entrainement sportif aux études. Ce jeune est au pôle tir à l'arc de Dijon, au CREPS en somme).
Comme cet archer est un futur Sébastien Flûte (Champion Olympique tir à l'arc 1992), je commence à l'habituer aux médias. Hahaha comme si mon petit blog photo allait faire le tour du monde hein.

Terminons avec un peu de matériels car j'ai finalement axé cet article sur les mains. C'est vrai qu'elles font - presque - tout mais un bon matériel y est aussi pour quelque chose.

Ci-dessous les branches d'un arc à poulies. Branches carbones pour ce modèle Contender Elite de chez Hoyt. Et oui, la "pomme" ce n'est pas qu'Apple, pour moi c'est HOYT.


Le petit boudin au centre c'est un amortisseur de vibrations. Et en bas c'est le début du "sabot" qui relie la branche à la poignée. Oui, il s'agit d'une branche, bien que vous en voyez 2. C'est celle du haut. La branche est dédoublée pour moins de résistance de l'air et gagner en vitesse. Qui a dit que le tir à l'arc était simple ?

Enfin, l'avantage de tirer avec un arc à poulies c'est qu'on peut utiliser un "scope" au lieu d'un œilleton comme chez les classiques. Le scope c'est comme une loupe. On voit la cible en plus gros. Mais l'arc à poulies c'est comme une moto au regard d'un vélo, représentant l'arc classique. Voyez-vous ce que je veux dire ? L'arc à poulies est un monstre de précision, c'est de la mécanique de précision.

 Et oui, il y a même un niveau, pour être sûr de tenir l'arc droit. Parce qu'un millimètre à gauche ou à droite et je ne vous explique pas combien votre flèche est déviée une fois arrivée à 50m ;-) La poussée dépasse les 300 pieds seconde ... ça laisse rêveur hein ?

Pourquoi j'en parle autant ? Mais parce que je tire à l'arc à poulies, c'est puissant, c'est d'une beauté de technique à couper le souffle (les fans de moto me comprennent), c'est impressionnant, c'est précis, c'est tout ce que j'aime, c'est ma passion et je compte bien retourner aux championnats de France cette année.

Au passage, n'oubliez jamais qu'un arc est une arme. Vous avez peur d'un pistolet ? Alors ayez aussi peur d'un arc car ce dernier, contrairement au pistolet, traverse les côtes de mailles, c'est pour ça qu'il était prisé dans le temps malgré l'arrivée des mousquets ... Mais il traverse aussi les gilets par balles ... 
Bon, je ne cherche pas à vous faire peur mais simplement à vous sensibiliser au même titre que les sports que sont l'escrime, le tir, la chasse et autres. On oublie souvent l'arc.
Autrement, c'est un sport très instructif, aussi bien individuel qu'en équipe, il aide à développer la motricité des enfants de façon très ludique. Il fait travailler la concentration à l'extrême et apprend la persévérance. Il ne s'agit pas de répéter un geste autant de fois qu'on le souhaite mais de l'améliorer encore et encore jusqu'à la perfection. Et ça ne se fait pas en une seule saison ;-)

A bientôt pour de la photo Studio cette fois-ci !

KurO'

03/04/2012

L'instant où la flèche part

Bonjour à tous,

Il semblerait que ma petite promenade dominicale à Bruges ne vous ait pas tellement emballé. Ou alors peut-être n'avez-vous pas eu le temps d'y jeter un coup d’œil. Alors, c'est par ici >> Bruges.

En attendant vos commentaires sur les précédents articles, voici donc l'article du mardi.
Et, vous l'avez certainement déjà compris, l’article du mardi est bien souvent représenté par une et une seule photo. La dernière fois, c'était une photographie graphique avec des lignes à hautes tensions.

Cette fois-ci ce sera une image sportive. Et pas n'importe quel sport ! Le mien, ma passion, le tir à l'arc. Enfin, avec la photo j'ai du mal à m'en passer et à les départager. 2 Passions ex-exæquo !

Sortie de flèche sur un arc classique


























Pour ceux qui n'y connaissent rien au tir à l'arc, il s'agit ici d'un "arc classique". Il est donc équipé d'une poignée et de 2 branches qui se clipsent dessus. Il a une corde, qu'on voit à peine ici puisqu'elle vient juste de revenir suite à la décoche. Un arc de compétiteur comme ici, possède un stabilisateur central (la grande barre qui va vers l'avant) et de 2 stabilisateurs latéraux. Ils amortissent les vibrations et équilibrent le poids de l'arc une fois en bout de bras (autrement dit armé). Les sangles que vous voyez sur le bras de l'archer sont un "protège bras" pour éviter de souffrir si malheureusement le geste est mal fait et que la corde vient taper le bras (pour ceux qui ont découvert le tir à l'arc au Club Med, ils ont du bien connaitre ça).
On peut voir sur la poignée le "repose flèche". Tout petit bâton métallique qui permet d'orienter la flèche à son départ. Je ne vous présente pas la flèche, nous avons ici la chance de la voir en plein mouvement sur le départ.

Et parce que je me suis tuée à tenter de choper ce type d'image quasi infaisable (car on ne peut pas savoir quand l'archer va décocher). Même si l'archer a fait poser un "clickeur" sur son arc afin de toujours décocher au même moment, à la même distance, et donc d'avoir un geste qui se rapproche du geste parfait. Même en regardant ce clickeur, l'appareil photo, y compris en mode rafale, est, la plupart du temps, trop lent pour attraper un mouvement d'un quart de millième de seconde !
Mais j'ai persisté pour vous, Public ...

Flèche sur le départ
























Avec la main de mon pote Romain, futur champion de France c'est garanti. Un bon petit bout de graine de champion aux Pôles Tir à l'arc de Dijon !
L'élément supplémentaire que vous voyez sur cette photo, une sorte de T renversé, est le "viseur". Réglable en latéral comme en vertical et micrométrique à haut niveau.
Vous pouvez mieux voir également le "protège bras", ici petit puisque l'archer est de niveau national.

Pour plus d'information sur le tir à l'arc, j'avais rédigé un article en 2010 que vous pouvez lire ici.

Bonne semaine à tous et rendez-vous vendredi (ou samedi si j'ai du retard, comme d'hab hein ^^)

KurO'