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09/02/2014

L'homme dans le brouillard

Coucou !

C'est toujours moi :-)
Aujourd'hui, c'est l'histoire d'une photo.
Début décembre, en charmante compagnie, nous marchions dans les campagnes du Nord. Du même côté que la maison de ma dernière publication (clic ici).
Et mal à tomber, le brouillard était accroché aux pavés et n'en décollait pas. Enfin si, ... lorsque nous sommes rentrés (c'est pas marrant sinon) !
Voilà donc ce que j'ai vu : une route qui serpente vers le lointain avec le brouillard qui en cache son devenir.

L'image brute sortie de mon appareil photo est celle-là (volontairement sombre pour que je puisse en faire ressortir du détail en post-traitement si nécessaire) :

Clic sur la photo pour qu'elle apparaisse en grand !

Du coup, je l'ai retouchée un peu pour se rapprocher de ce que nos yeux ont vu (de la réalité) :

Clic sur la photo pour qu'elle apparaisse en grand !

Et puis j'ai remarqué qui manquait affreusement de couleur. J'ai donc appliqué quelques traitements pour jouer et donner un aspect flouté et coloré à cette image :

Clic sur la photo pour qu'elle apparaisse en grand !
Pour le coup, c'est un peu trop coloré mais ce qui me plaît c'est qu'on devine le monsieur. On ne le voit pas, on ne peut pas le reconnaitre, il n'est pas net car il n'est pas l'élément principal de cette phorographie.

Quelque chose ne va toujours pas et cette image ne me parle pas alors que sur le coup, j'avais ressenti des émotions me gagner. Cet aspect de solitude humaine, lourdement appuyée par le brouillard omniprésent et cette route qui mène nul-part ou plutôt dans le brouillard. Il y a matière à dire, à écrire, c'est une image qui doit parler mais pourquoi je n'arrive pas à la faire parler ?

Pour le dernier essai de post-traitement, je me dis que je ferais peut-être mieux de m'orienter sur les papiers photo d'avant. Les papiers de nos grand-parents. Un peu jaunis. Donner une connotation d'ancien temps, de campagne de nos grand-parents.

Clic sur la photo pour qu'elle apparaisse en grand !
Et bien ça ne sera pas forcément du goût de tout le monde, mais pour ma part, elle me parle enfin ! Ce côté rétro, usagé, je trouve qu'il colle super bien avec le brouillard et les plates campagnes du Nord.
Et vous ? Laquelle préférez-vous ? Ou quel traitement auriez-vous apposé ?
La critique est ouverte, n'hésitez pas !

KurO'

Première retouche proposée par DS5 :
 
 Je n'avais pas pensé au traitement Noir/Blanc. J'avoue que ça rend bien aussi, d'autant plus que le brouillard reste doux dans le fond.

Autre retouche de NikoF (un peu plus qu'amateur photo) :

 Il a fait ce qu'il a écrit dans son commentaire. Plus de détail par rapport à DS5.

Après réflexion, voici une 3ème retouche de Eric :



 Eric a plutôt opté pour une ambiance de mauvais temps avec beaucoup de nuances de gris.

15/01/2014

Le Grand-Café de Moulins

Bonjour à tous,

Pour aujourd'hui, l'histoire d'une photo ...

Dans ce superbe environnement, dans cette magnifique brasserie, dans cet écrin de café à l’ancienne, nous nous sommes admirés.
Nous étions trois et nous venions de nous délecter d’un somptueux repas, dosé à la perfection, de façon à ce que même moi j’ai fini mon assiette. On s’est régalé encore plus qu’à la Noël. On en aurait redemandé mais ça n’aurait été que gourmandise car nous avions bien mangé et mangé à notre faim.
En touillant tranquillement notre café, on s’est regardé. On s’est observé longuement, sans mot dire. Sans bouger dans un premier temps.
Il faut dire qu’il y avait matière à se regarder. Et il y avait franchement besoin de temps pour qu’on puisse tous se regarder. Personnellement, j’ai arrêté de me regarder au 8ème moi. Parce qu’à ma 8ème image ça devenait difficile de distinguer les autres moi qui s’enfilaient dans une sublime perspective totalement composée de moi. Non, je ne regardais pas les autres de la table et les autres de la table ne me regardaient pas. Ils se regardaient eux même aussi. J’ai levé le bras et mon bras fut instantanément multiplié par vingt. Peut-être trente.

Miroir à gauche, miroir à droite et nous au milieu. Des nous à l’infini. Dans un décor Art-Déco, l’un des premiers d’ailleurs puisque datant de 1899. On a admiré, on a bien mangé et on a flatté notre égo. Bref, rendez-vous au Grand Café de Moulins !



Kurart, après réflexion et analyse de ce qui est écrit sur le net sur cette brasserie, 
m'annonce que :
"Le Grand Café - 1899 :
Attention, suis tjs pas convaincu qu’il s’agit là d’Art Déco
d’abord par les dates sommes à une charnière fin 1800 et début 1900 :
Or le style Art déco est né au cours des années 1910,
Il prend son essor avant la première guerre mondiale (et s’effondre pendant)
contre les volutes et formes organiques de l'Art nouveau.
Il serait en réalité du style “Beaux Arts 1900”
Bref en attendant, c’est l’une des dix plus belles brasseries de France d'époque 1900.
Inscrit aux Monuments Historiques depuis 1978 ... on a eu chaud !"

Quant à Laurence, voici aussi ce qu'elle dit : "Art déco ou Art Nouveau ????"


Et Nadine de rajouter : "Tu as raison Le Grand Café n’est pas de style Art Déco mais de style Art Nouveau (ornementations qui font penser à des arbres, des feuilles…) puisqu’il a été construit en 1899, donc avant la naissance de l’art déco.
Tu savais que Coco CHANEL avait poussé la chansonnette dans ce cabaret qui s’appelait autrefois « La Rotonde » ? Elle se produisait devant des officiers d’un régiment de chasseurs à cheval qui était installé à Moulins, dans l’actuel Centre National du Costume de Scène. Ce sont ces officiers qui lui ont donné le surnom de Coco parce qu’elle chantait une chanson intitulée « Qui qu’a vu Coco dans l’Trocadéro »."

Je conclue donc : il ne s'agit pas d'Art-Déco mais entre Art-Nouveau et Beaux-Arts les jeux ne sont pas encore fait !

KurO'

12/02/2013

Une photo, une histoire

Hello everybody !

J'avoue, cette idée, je l'ai piqué à Anne-Laure Jacquard. Raconter l'histoire d'une prise de vue. 
Mais pourquoi on n'y a pas pensé avant elle ? C'est vrai, pour chaque photo, on se souvient où on l'a prise, pourquoi et les réflexions qu'on a eu avant de déclencher. Avec un peu de chance, la personne présente à nos côtés à ce moment, partage le secret de cette fabrication de photo. Mais on n'en parle à personne d'autre !
Après l'effet de surprise de l'article d'Anne-Laure, je me suis dis que ça pouvait compléter mes articles du mardi, où normalement, je ne présente qu'une photo. Comme ça, vous aurez aussi son histoire :-)

Tout à commencé en 2005, lors de mes débuts photographiques. Accompagnée d'un super ami encore plus passionné que moi pour la photo (bah oui ça existe), nous sommes allés battre les champs limousins avec son appareil (je n'avais pas encore assez de sous pour m'en payer un). C'était en avril.
A tour de rôle on se volait l'appareil des mains parce qu'on voyait, là, maintenant, tout de suite, la lumière, faut la prendre ! A cette époque, j'étais déjà fortement intéressée par les détails et la proximité avec les choses. J'ai donc pris celle-ci :


Et depuis le 17 avril 2005, date de la prise de vue, elle est dans cet état (j'avoue, sans la signature et le cadre). Au départ, j'en étais très fière. Elle plaisait bien d'ailleurs. En 2007, un ami archer l'a même imprimée sur un format A3 grâce à la traceuse de son boulot (mais chuuuut faut pas le dire).
De mon côté, j'ai toujours eu à l'esprit d'en refaire, encore mieux bien sûr. Et j'ai acheté mon 1er appareil photo.
Avant de parler de la suite, il faut quand même préciser que dorénavant, je retouche mes photos. Certains n'aiment pas mais je persiste à dire que ce n'est que pour rendre à César ce qui appartient à César. Qu'est-ce qu'elle dit celle-là ? Je dis que nos capteurs, aussi performants puissent-ils être, ne rendront jamais (peut-être un jour ?) la même chose que nos précieux yeux. Donc, voici ce que mes yeux ont vu ce 17 avril 2005.

Bah oui, c'est tout de suite un peu moins terne et plus contrasté.

Bref, me voilà avec mon appareil photo tout neuf et toujours l'idée de refaire ma photo de proximité du pissenlit. Un beau jour de balade en 2008, je tombe sur un champs rempli de pissenlits. Ho joie, bonheur, je m'y jette à bras ouverts (je tiens bien l'appareil photo quand même ^^). Et je mitraille, je tente, je tourne autour, je change les réglages, je m'approche, je m'éloigne ... en vain, je n'ai jamais réussi à retrouver ma satisfaction que pour l'image ci-dessus. Voici donc mon désarroi ...

Déçue, je n'ai jamais traité ce shooting de pissenlits, persuadée que je ne retrouverai pas ma pépite de 2005. Comme quoi, on a beau penser qu'on a à nouveau tous les ingrédients, que nenni, il en manque forcément. De pas grand chose, jusqu'à ne pas savoir quoi, mais il en manque forcément.

Et je ne sais pas pourquoi, en lisant l'article d'Anne-Laure, en plus de me dire que cela était une riche idée à utiliser (oui je copie et alors ?), j'ai soudainement pensé à mon pissenlit. Truc de dingue quand même puisque cela date un peu beaucoup. J'ai donc à nouveau regardé ce shooting, toujours pas convaincue de la réussite de ce dernier. Et puis d'un coup, j'ai eu une illumination (ça arrive même aux plus mauvais d'entre nous). Si vous regardez bien la photo ci-dessus, il y a quand même de la matière, et de la matière qui va dans le même sens. Du centre, vers le coin en bas à gauche. Il y a donc des lignes, un sens de lecture, un élément qui attire l'oeil. Bien ! Travaillons là dessus et tachons d'en sortir quelque chose. J'ai donc cropé l'image (j'ai appris ce mot il n'y a pas longtemps - ce qui veut dire recadrer en fait), retraiter la couleur pour faire ressortir l'élément principal puis tout passer en noir et blanc ...

Et voilà le travail. Bien sûr, mon appareil de l'époque n'était pas aussi performant que ceux d'aujourd'hui. Et comme je n'ai travaillé que sur la moitié de la prise de vue, du "bruit" ressort fortement dans les parties sombres (là où est la signature, on voit comme des petits points). Personnellement, je trouve que ça donne encore plus de force à mon pissenlit, ça adoucie la partie sombre et ça donne du charme à ce nouveau cadrage.

Et vous, que pensez-vous de ces choix ? De cette finalité ?

KurO'